Formation à la diversité culturelle (8 et 9 novembre)

— par Pierre Carrolaggi dans la rubrique Source d'information le · Ecrire un commentaire ?

Le Centre de ressources contre l’illettrisme en Auvergne organise les 8 et 9 novembre 2010, à Clermont-Ferrand, une formation à la diversité culturelle avec Khaled Roumo.

L’objectif est notamment de « réfléchir, entre participants, à la diversité des cultures (culture d’accueil/cultures d’origine) pour décoder d’autres univers de références, élaborer une vision commune et gagner en efficacité« .

Inscriptions jusqu’au 15 octobre.

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« Cuaderno intercultural »

— par Pierre Carrolaggi dans la rubrique Outils et liens, Source d'information le · Ecrire un commentaire ?

Une équipe d’enseignants espagnols (Rosana Larraz Antón, Mª Isabel González Martínez, Guillermo Gómez) animent le site Cuaderno intercultural, très riche en « ressources pour l’interculturalité et l’éducation interculturelle ».

Une partie blog propose des réflexions et une veille sur l’interculturalité. Plusieurs ressources sont en relation avec l’apprentissage de la langue espagnole par des jeunes ou des adultes pour qui ce n’est pas la première langue. Parmi les ressources, on trouve notamment une sélection importante de jeux pour travailler les valeurs, l’interculturalité, la coopération et le vivre ensemble. Ce sont surtout les enfants en âge scolaire qui sont visés mais de nombreux jeux peuvent être utilisés avec les adultes.

Notons également une page de liens sur les jeux populaires dans différentes parties du monde.

L’ensemble est bien sûr en espagnol mais l’outil de traduction intégré au site permet d’avoir une bonne compréhension du contenu.

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« Le défi des cultures »

— par Pierre Carrolaggi dans la rubrique Discussion le · Ecrire un commentaire ?

Dans le Monde du 9/10/2010, Caroline Fourest revient sur l’analyse du livre d’Hugues Lagrange, Le Déni des cultures (Seuil, 350p). En réaction à la thèse de l’auteur et aux différentes réactions qu’elle suscite, elle souligne le risque des réductions culturelles et ethniques, la nécessité de prendre en compte le milieu social, les parcours familiaux et individuels pour conclure sur l’objectif qui guide le travail que nous menons dans EPIL : « les éducateurs… [doivent] mieux connaître les cultures subsahariennes pour faire le lien. [...]  Entre le déni des cultures et le rejet des cultures, il existe un défi pluriculturel que le modèle républicain – universaliste et cultivé – permet tout à fait de relever ».

Le Blog de Caroline Fourest où l’on trouvera de nombreux textes sur le thème des relations entre les cultures à partir de l’actualité.

L’article sur le site du Monde.

Télécharger l’Article Le défi des cultures.

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La France sans terre ni mort.

— par Pierre Carrolaggi dans la rubrique Discussion le · Ecrire un commentaire ?

Dans la continuité de la réflexion engagée par l’article précédent, le 12 juillet 2009, dans la page Débats Horizons du Monde, Marcel Detienne a publié le texte suivant.

Le chapô (qui a disparu à la photocopie) :

D’où peut provenir la notion d’«identité nationale» que certains croient nécessaire de protéger ou de défendre ? Avant tout d’une volonté d’exclure l’étranger et l’immigré.

Lire l’article sur le blog de Cristian Colbaux.

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Francophonie et langue française

— par Pierre Carrolaggi dans la rubrique Discussion le · Ecrire un commentaire ?

Le 10 mars 2006, Amin Maalouf publiait une réflexion intéressante sur les glissements sémantiques et leur origine. En littérature, l’emploi de la notion de francophonie n’est-elle pas « détournée de son rôle rassembleur pour devenir un outil de discrimination, [...] parce que la société française d’aujourd’hui est en train de devenir une machine à exclure, une machine à fabriquer des étrangers en son propre sein« .

Nous nous permettons de vous la livrer dans sa globalité.

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Rencontre fortuite en terres sénégalaises

— par webmaster dans la rubrique Témoignage le · Ecrire un commentaire ?

Catherine relate une histoire de voyage : 4 personnes de culture européenne rencontrent 2 personnes sénégalaises, âgées de 20 à 25 ans.

Décrivez la scène. Quels en ont été le point de départ, le point culminant et la fin ?

Le point de départ est un repas chez l’habitant, organisé à l’improviste, au cours duquel a eu lieu une discussion sur la sexualité et les maladies transmissibles. En résumé, il y avait une opposition entre les critères scientifiques européens et les croyances animistes sénégalaises (grigri sur la hanche gauche pour la contraception des femmes, grigri sur la hanche droite pour palier à une quarantaine de prévention pour le choléra, grigri contre le sida, etc).

Y a-t-il eu un moment où la situation aurait pu évoluer différemment de votre fait ou de celui de votre interlocuteur ?

Nous avons tellement été surpris par ces croyances animistes que la discussion n’a pas pu évoluer vers de la pédagogie de notre part. Juste de l’incompréhension, sans conflit, mais avec une écoute respectueuse.

Qu’avez vous fait ou qu’aurait-il fallut faire ?

Certainement aller plus loin dans la transmission de nos connaissances, ou dans la volonté de leur donner envie de chercher d’autres pistes que les solutions animistes… Et en amont, trouver (ou pointer) des situations de blocage des fameux grigris.

Qu’avez-vous ressenti ?

D’un côté de l’incompréhension. De l’autre, une grande satisfaction de partager ces moments, ces discussions « intimes ».

Selon vous, qu’a ressenti votre interlocuteur ?

« Ils sont bien compliqués ces européens, ils se posent trop de questions ».

Comment avez-vous compris la situation et comment, selon vous, votre interlocuteur l’a comprise ?

Moi : différence de culture et « retard » culturel et scientifique. Interlocuteurs : différence de culture tout simplement.

Qu’est-ce qui a dicté votre comportement et celui de votre interlocuteur ?

L’envie de partager des idées, des cultures, des croyances.

Dans une situation similaire, que feriez-vous aujourd’hui ?

De manière générale, même attitude, à savoir respect des croyances et de la culture. Un peu plus de pédagogie peut-être…

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Dialogue de sourds

— par webmaster dans la rubrique Témoignage le · Ecrire un commentaire ?

Marie-Jo, fomatrice en anglais, fait part d’une situation vécue à l’intérieur du centre de formation, en dehors d’un contexte de formation.

La scène s’est déroulée à la porte d’entrée du centre de formation, entre le mari d’une nouvelle stagiaire et moi-même. Il est d’origine étrangère et ne parle pas français. Ce monsieur ouvre la porte et entre dans le hall très énervé. Il crie, fait de grands gestes, et est limite agressif à mon égard. Son agressivité est générée par son incompréhension. J’essaie en vain de le calmer avec des paroles rassurantes, même si je remarque qu’il ne me comprend pas. Happy end ! Sa femme arrive, apparemment c’est elle qu’il cherchait.

Y a-t-il eu un moment où la situation aurait pu évoluer différemment de votre fait ou de celui de votre interlocuteur ?

Si ce monsieur avait été plus réceptif, il aurait pu se calmer, d’autant que je suis restée calme et polie du début à la fin.

Qu’avez-vous ressenti ?

Un sorte d’impuissance, l’impression d’être dans un dialogue de « sourds », de l’incompréhension au départ ne sachant pas pourquoi j’étais prise à partie de la sorte.

Selon vous, qu’a ressenti votre interlocuteur ?

Sûrement de la colère du fait que je ne comprenais pas sa demande, ou peut-être simplement une sorte d’inquiétude.

Comment avez-vous compris la situation et comment, selon vous, votre interlocuteur l’a comprise ?

Une incompréhension totale et mutuelle, jusqu’à l’arrivée de son épouse, où là j’ai compris qu’il était inquiet de ne pas savoir où elle est. Apparemment elle était sortie en retard du cours. Ayant compris que je n’y étais pour rien, il a fini par se calmer et me faire un sourire en sortant en guise d’excuse.

Qu’est-ce qui a dicté votre comportement et celui de votre interlocuteur ?

De ma part, envie de satisfaire sa demande, de sa part, son incompréhension et son inquiétude.

Dans une situation similaire, que feriez-vous aujourd’hui ?

Pareil ! Je resterais calme et essaierais de lui expliquer, ou bien j’essaierais de trouver quelqu’un qui parle sa langue (un(e) autre stagiaire par exemple). Les gestes ne sont parfois pas suffisants.

Que vous a appris cet évènement ?

Qu’il faut rester calme en toute circonstance (mais en fait, je le savais déjà !) et essayer d’adapter son comportement en fonction de l’interlocuteur.

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Karine, formatrice en FLE, témoigne d’une situation vécue en salle de formation avec une personne originaire d’Europe de l’Est, très peu scolarisée. Son témoignage a été recueilli via cette page.

La personne avait beaucoup de mal à suivre le règlement de l’établissement (arriver à l’heure, prévenir de ses absences, éteindre son téléphone portable). Un après-midi il a reçu 4 appels téléphoniques. Il a répondu au premier dans la salle, pour le deuxième, je lui ai demandé de sortir. Au troisième appel, je lui ai interdit de répondre et demandé d’éteindre son téléphone, ce qui l’a fortement contrarié. Au quatrième appel, je me suis mise en colère et il a quitté le centre de formation.

Qu’avez vous fait ou qu’aurait-il fallut faire ?

Dès le début de la formation, j’aurais dû lui imposer nos règles avec plus de conviction mais je pensais que dans des rapports d’adultes on ne pouvait pas en arriver à ce type de conflit.

Qu’avez-vous ressenti et selon vous, qu’a ressenti votre interlocuteur ?

Je pensais avoir été excessive. La personne s’en moquait totalement, n’ayant pas compris la nécessité de connaître les bases du français et donc de suivre une formation. A mes yeux, son comportement était inadmissible. Je suppose qu’il pensait que je n’avais pas d’ordre à lui donner.

Qu’est-ce qui a dicté votre comportement et celui de votre interlocuteur ?

Je ne pouvais pas admettre ce comportement car il perturbait les autres stagiaires, certaines en ont même été choquées. Ne voyant pas l’intérêt de suivre des cours, mon interlocuteur n’avait aucune raison de travailler ni de suivre des règles.

Dans une situation similaire, que feriez-vous aujourd’hui ?

J’essaye de déceler ce type de comportement dès le début du parcours de formation pour cadrer beaucoup plus les personnes concernées.

Que vous a appris cet évènement ?

Je dois faire preuve d’autorité et d’un pays à l’autre on n’envisage pas la scolarité de la même façon (idem pour le respect des règles).

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L’Agence européenne pour le développement de l’éducation des personnes ayant des besoins particuliers, constituée en 1996 par les pays européens est financée par les ministères de l’éducation et par le programme Jean Monnet.  Son objectif est de promouvoir la recherche sur les besoins particuliers ainsi que de collecter, traiter et diffuser les informations sur les pratiques et les innovations. Le représentant pour la France est l’INS HEA qui agit pour la prévention des difficultés scolaires et l’enseignement des enfants, adolescents et adultes qui présentent des besoins éducatifs particuliers.

L’un des rapports disponibles  (printemps 2010) analyse les façons de répondre aux besoins éducatifs des élèves issus de l’immigration et ayant des besoins éducatifs particuliers dans l’objectif de répondre à trois questions :

- dans quelle mesure les problèmes liés à l’apprentissage de la langue du pays d’accueil sont liés et confondus avec les difficultés d’apprentissage ?

- comment les capacités et les besoins des élèves issus de l’immigration sont-ils évalués ?

- comment soutenir au mieux les élèves, les familles et les enseignants ?

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Le 8 juillet 2010 j’ai animé un atelier sur l’interculturel lors d’une session de travail avec des formateurs, des animateurs et des travailleurs sociaux Italiens, Anglais, Belges et Slovènes. L’objectif était d’amener les participants à prendre conscience de la relativité de leurs représentations culturelles. Pour faciliter leur expression et les échanges, ils ont développé en commun, par petits groupes, des cartes mentales de thèmes que l’on peut considérer comme caractéristiques des cultures : les habitudes alimentaires, les arts, les croyances…

Ces cartes ont ensuite été présentées à l’ensemble du groupe. En fonction de l’expérience des rédacteurs, elles sont plus ou moins lisibles, mais toujours utiles pour générer des échanges constructifs.

Pour en savoir plus sur l’utilisation des cartes heuristiques :

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